3 questions à Laurent Moulis

Laurent MoulisLaurent Moulis est directeur de la mise en bouteille chez H Mounier. Il dispense au CIDS la formation Suivi réglementaire QHSE dans les Industries Agro-Alimentaires : application aux vins et spiritueux (prochaine session le 23 juin)

1. D’après vous, quelles seront les problématiques les plus importantes en matière de réglementation (dans les industries agro-alimentaires) au cours de la prochaine décennie?

La problématique la plus importante est celle de la sécurité alimentaire. Elle est d’ores et déjà au cœur des préoccupations des instances de formation, de contrôle, etc. mais va toucher de plus en plus d’acteurs, même ceux qui ne se sentent pas trop concernés encore. Plus particulièrement dans la sécurité alimentaire, la fraude et son pendant, la reconnaissance des circuits d’approvisionnements et d’indication géographique, sera un facteur déterminant. Le « horsegate » a fait toucher du doigt au consommateur que l’industrie alimentaire manquait de transparence, il y aura donc un focus pointu sur les sources et les origines des approvisionnements, la transparence des recettes, etc.

2. Si vos stagiaires retiennent une seule chose de la formation, quelle serait-elle?

Les stagiaires se doivent, dans mon cas, de retenir que l’aliment est un vecteur. Un vecteur d’image d’une société, un vecteur de goût, un vecteur de satisfaction mais aussi il peut être un vecteur d’intoxication, de maladie ou de malveillance selon les méthodes de travail que l’on utilise.

Il y a donc deux qualités : celle évidente, que l’on voit, que l’on ressent,  qui est facilement quantifiable, la qualité intrinsèque du produit, son goût, sa flaveur ; et celle plus difficilement palpable de la sécurité et de la sûreté des aliments qui ne doit pas se voir car lorsque l’on se rend compte de quelque chose, c’est trop tard, c’est qu’il y a un problème. Cette autre qualité est donc plus difficile à appréhender et l’on ne peut la maîtriser qu’en respectant des méthodes de travail, des méthodes d’évaluation et de contrôle, puisque le but est d’éviter tout incident.

3. Si vous pouviez inviter deux personnages historiques à un dîner, qui choisiriez-vous?  

Pour dîner, j’aurai apprécié pouvoir inviter Leonard de Vinci, dans un passé lointain, pour approcher et essayer d’appréhender le génie qu’il était et peut-être avoir une révélation sur quelques-uns des mystères qui l’entourent et, de façon plus contemporaine le Général De Gaulle, durant sa traversée du désert entre 1946 et 1958, plus particulièrement au printemps 1958, avant son retour au pouvoir, pour comprendre et connaître avant tout le monde sa volonté de transformer et de moderniser la France dans une période délicate.

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